Sommaire du mois /oursins chroniques
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| Flowers From The Man Who Shot Your Cousin Hapless (Waterhouse Records / Musicast)
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| Champion toutes catégories du projet au nom le plus long (emprunté à une chanson d’Earl T. Wilson, pour l’anecdote), Morgan Caris a heureusement bien d’autres qualités, tels ce sens mélodique particulièrement développé et cette approche des arrangements d’une douceur ouatée que ne renierait pas Iron & Wine. Pour cette première sortie du label Waterhouse Records (abstraction faite de la compilation chroniquée en ces mêmes pages), il nous emmène en ballade dans le Pink Moon de Nick Drake, revisité par Sufjan Stevens et Simon & Garfunkel. Chaleureuse et sensuelle, sa musique, promenade olfactive sur des rivages fréquentés par Will Oldham (le lentissimo "River Song"), déclame par petites touches impressionnistes un amour des choses simples et réconfortantes. Certes, des moments d’égarement flirtent parfois avec un ennui compassé ("Crow Black Harm"), mais ils ne durent jamais bien longtemps et tantôt des cordes surgies du meilleur Laura Veirs convoquent l’auteur de Seven Swans et Illinoise dans une mélopée fugace et précieuse (le magnifique "Lay Down Your Arms"), tantôt il convoque une amie inconnue pour un duo où Garfunkel aurait changé de sexe (le magnifique "Girls"). D’une musicalité parfois (trop) lisse, quitte à décevoir les fans de Smog, l’approche charnelle, mais jamais licencieuse, de Morgan Caris a l’énorme mérite de nous donner envie de le fréquenter chaque jour un peu plus. Et c’est beaucoup.
Pour en savoir plus
Site du groupe : www.myspace.com/flowersfromthemanwhoshotyourcousin Site du label : www.waterhouserecords.com
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